Tous les jours, nous sommes abreuvés de messages guerriers, d’accusation de qui sont les méchants ? et cela oppose les populations entre elles. Mais qui organise cette situation ? Qui en tire des bénéfices ?
Si on pousse un peu à la réflexion, on peut s’apercevoir que les territoires « en conflit » sont souvent riches de ressources naturelles : pétrole, gaz, terres rares… Ne nous leurrons pas : quand Trump attaque le Vénézuéla, enlève Maduro sous des prétextes de narcotrafic, c’est bien en réalité pour mettre la main sur les richesses du peuple vénézuélien. Il n’en a rien à faire de la population. Et pour cela, il se passe bien de respecter toutes les règles du droit internationale. Le monde s’offusque quand Poutine attaque l’Ukraine, mais quand ce sont les Etats-Unis, les voix européennes se font discrètes… Mais à l’approche d’une invasion du Groenland, ça se bouscule plus.
Derrière les conflits, la guerre des intérêts économiques
Le grand échiquier est en place, les puissants jouent avec les peuples sans aucune compassion humaine. L’impérialisme jusqu’à présent à l’affut, sort du bois de façon totalement décomplexé !
Il faut dire que le terrain est propice avec le basculement de plus en plus d’Etats dans l’obscurantisme avec des gouvernements d’extrême droite.
Tout cela est bien organisé : de la folie des grandeurs, des besoins de dominer le monde, ses richesses grâce à des politiques autoritaires privative des libertés. La liberté d’expression est attaquée ! que ce soit directement avec des attaques juridiques comme celle menée contre notre secrétaire générale Sophie Binet ou plus sournoisement avec des lois qui diminuent les contre-pouvoirs.
Face à l’offensive fasciste, l’urgence de l’engagement militant
Aujourd’hui en France, nous sommes aux portes de l’enfer. Le RN est positionné par des journalistes complices et complaisants en tête des prochaines élections présidentielles. C’est scandaleux de voir la façon dont tout cela est organisé.
Cependant, rien n’est inéluctable. Notre corps militant a de la ressource. Nous devons nous serrer les coudes, nous mobiliser d’abord en vue des prochaines élections municipales, porter les questions énergétiques dans la campagne, au plus près des habitants et usagers, et en appelant à s’exprimer dans les urnes.
Oui le paysage politique français n’est pas « sexy » : des partis se font la guerre, les programmes inaudibles. Mais justement, les forces obscures jouent là-dessus et risquent d’en profiter pour prendre des mairies ! comme ce qui se prépare par exemple à Marseille.
Notre engagement militant, nos valeurs chevillées au corps sont plus que jamais nos arguments pour démonter tout ce système, imposer une démocratie qui respecte le peuple, des orientations sociales pour relancer le pays.
Car demain, si le RN passe, les changements vont être terribles et nous entrerons dans une ère qui nous rappellera les heures sombres de l’histoire. N’ayons pas peur des mots, ne faisons pas la politique de l’autruche. Nous devons être rassemblés pour combattre ces ennemis de classe, déclarés ou cachés.
Pour la FNME-CGT, nous avons déjà écrit notre vision de l’avenir avec notre Programme Progressiste de l’Energie, nous avons nos revendications de politiques sociales et surtout humaines. Un pays avec son industrie, sa protection sociale sera toujours plus fort qu’être au service d’un capitalisme cannibale prêt à tout pour s’enrichir.
Maud Mathieu-Chaigneau, secrétaire fédérale responsable de l’Espace Vie Syndicale
