Alors que les usagers souffrent plus que jamais de l’explosion des factures, à l’heure où l’énergie est au cœur des conflits géopolitique et que le Statut comme les garanties collectives des agents sont attaqués de toute part, nous fêtons cette année les 80 ans des nationalisations des Industries Electrique et Gazière, des Charbonnages de France et du Commissariat à l’Energie Atomique. 2026 sera aussi l’année des 80 ans des Statuts du Mineur et des Industries Electriques et Gazières.
Ces anniversaires porteurs de modèles montrent sans aucun doute que d’autres choix sont possibles et nécessaires pour l’intérêt général.
Mieux, c’est une année de perspectives où la FNME-CGT, ses Syndicats et les adhérents prendront toute leur place dans le débat public et gagneront, ensemble, un meilleur avenir.
80 ANS APRES, REFONDER UN SERVICE PUBLIC DE L’ENERGIE AU SERVICE DE TOUS
Ces anniversaires des entreprises du champ fédéral nous permettront de revendiquer des nationalisations nouvelles du gaz et de l’électricité, adaptées aux enjeux de demain, porteuses de nouveaux projets – notamment miniers – et permettant de retrouver un véritable Service Public de l’Energie.
Par cette démarche renouvelée de réaffirmation de propriété publique essentielle, de services et d’accès à l’énergie pour tous, et par la sortie des marchés, nous pouvons croire en une réelle transition énergétique associée une baisse pérenne des factures. Ce portage revendicatif vertueux est également la clef de la relance industrielle et de la concrétisation possible des projets des travailleuses et travailleurs, acteurs de leur avenir.
L’année 2026 sera aussi synonyme d’anniversaire pour les agents. Il est donc temps de revendiquer que la maitrise publique du secteur soit aussi démocratique. Nous pouvons croire en ces nationalisations nouvelles au sein desquelles les décisions seraient prises par une gouvernance tripartite : Etat, Usagers ET Personnel. Il ne peut y avoir de bonnes décisions sans celles et ceux qui font le Service Public 7 jours sur 7 et 24h sur 24, ou sans celles et ceux qui en ont besoin.
En parallèle, nous pouvons croire en un nouveau Statut, au plus haut niveau de garanties collectives, qui protègerait l’ensemble des travailleurs du Secteur énergétique sur un pied d’égalité.
Tout ceci n’est pas un grand rêve, c’est ce que la Fédération porte dans son Programme Progressiste de l’Energie, précisé dans son 3ème volet « Le Service Commun ».
NATIONALISATIONS, NOUVEAU STATUT : CONSTRUIRE L’AVENIR ENERGETIQUE ET SOCIAL
C’est bien tout l’objet de notre initiative Fédérale du 8 avril où nous avons rassemblé un large front politique pour aller vers une proposition de loi basée sur nos convergences – et elles sont nombreuses – afin de réimpulser un véritable Service Public de l’Energie au service de la nation, de la planification, de la souveraineté industrielle et de l’intérêt général.
Le 24 juin, au surlendemain de l’anniversaire des 80 ans du Statut des Electriciens et Gaziers des IEG, nous pourrons débattre avec les Fédérations CGT, rayonnant dans les entreprises de l’énergie, du Nouveau Statut du Travail Salarié dans l’Energie (NSTSE). Cette dynamique commune, aussi portée par la Confédération, permettra de donner une dimension majeure à notre démarche revendicative dans le secteur énergétique, forts de tous les conquis dans chacune des Fédérations et dans le respect de nos périmètres, pour construire ensemble le NSTSE.
Ces initiatives, et d’autres à venir, sont profondément progressistes, crédibles et réalisables ; soyons-en persuadés.
Elles sont possibles grâce à la force et à la dynamique de notre Fédération que nous devons faire croitre avec tous ses Syndicats, la CGT dans son ensemble, grâce à l’ensemble des adhérents.
Actifs, Retraités, proposez l’adhésion autour de vous !
Ensemble, nous pouvons croire en tout ! Plus nombreux et toujours plus déterminés, nous gagnerons sur tout !
Joyeux 80 ans à toutes et tous, notre avenir nous appartient !
Fabrice Coudour, secrétaire général de la FNME
