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Qui sommes-nous ?
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La FNME-CGT est issue de l’union entre la Fédération Nationale des Travailleurs du Sous-Sols CGT (FNTSS-CGT) et la Fédération National de l’énergie CGT (FNE-CGT).

 

Sa création a été entérinée lors du congrès de Grenoble, qui s’est déroulé du 17 au 22 octobre 1999.

La nouvelle fédération nationale des mines et de l’énergie CGT (FNME-CGT) regroupe les salariés des mines, des industries électrique et gazière, du Secteur à l’Energie Atomique et des filiales qui s’y rattachent (l’ensemble du secteur énergétique français, environ 1 million de salariés).

Elle fêtera ses 10 ans en octobre 2009.

6 mois plus tard entre, du 19 au 23 juin 2000, La FNME crée une nouvelle union fédérale des ingénieurs, cadres et techniciens (UFICT) afin de déployer encore mieux la CGT par l’activité spécifique dans tout le personnel.

 

Historique de la FNME-CGT :

Au printemps 2004, grandes actions contre le changement de statut et la privatisation d’EDF.

Une majorité d’agents sont mobilisés et sont dans la rue.

Raffarin lance « ce n’est pas la rue qui gouverne ». Début du mouvement des Robins des Bois.

La fermeture du dernier puits d’extraction de charbon à la Houve (Lorraine) consacre la politique à courte vue des gouvernements successifs d’abandon d’une filière essentielle au développement d’une puissance industrielle et économique comme la France.

Ce choix politique rend désormais la France totalement dépendante des importations de minerais, de matières premières et de combustibles fossiles.

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Orientation Politique :

Le monde de l'énergie est en pleine transformation.
Quel sens et quelle cohérence peuvent avoir l’action syndicale et l’intervention des salariés dans le contexte actuel ?
Avancer quelques pistes, engager le débat tel est l’objectif de la CGT.
En préconisant le droit à l'énergie, la CGT entend faire émerger des réponses adaptées aux besoins de notre temps.
Un nouveau pôle public énergétique et un statut des énergéticiens sont les conditions nécessaires pour assurer ce droit à l'énergie en France, en Europe et dans le monde.

Le droit à l’énergie pour tous en France, en Europe et dans le reste du monde

L’énergie c'est la vie ! Ce beau slogan, porteur d'espoir, contraste singulièrement avec l'actualité récente, qui a fait apparaître à la face du monde, que l'énergie était synonyme de guerres et de morts.

La CGT ne se satisfait pas de cet état de fait.
Elle profite du débat national sur l’énergie pour faire prévaloir son point de vue en France et prend l'initiative pour favoriser les convergences de luttes internationales.

L’énergie, au niveau international, devrait être soustraite de la logique du profit des intérêts privés, qui empêche, de fait, son juste accès à tous, pour aujourd’hui et pour demain sur la planète.

Le droit à l’énergie dans toutes ses dimensions est tout simplement un droit à la dignité et à la vie.
Il est un droit au développement sous toutes ses formes : personnel, intellectuel, physique, social.
Il sous-tend finalement notre démarche, tant l’appel énergétique des années futures va être considérable.

Nous ne pouvons opposer ce droit au respect de l’environnement, les deux ne s’opposent pas, ils doivent coexister avec des priorités différentes suivant les réalités locales.

L’augmentation de l’efficacité énergétique ne doit pas être vue comme un privilège de pays riches, mais comme une redistribution des richesses énergétiques aux pays en voie de développement dans une logique de préservation des ressources globales.

Nous œuvrons pour que l'énergie soit facteur de paix, de solidarité, de réduction des inégalités entre le Sud et le Nord, en un mot facteur d'émancipation humaine.

Il est vrai que l'équation est difficile à résoudre !


Il faut répondre aux besoins immenses des femmes et des hommes vivant sur cette planète tout en préservant l'environnement dans un contexte où les énergies fossiles s'épuisent.

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Propositions :

Pôle public, une idée neuve !!!!

Face aux conséquences négatives de la libéralisation et des privatisations, la FNME-CGT propose la constitution de pôles publics dans différents secteurs articulés à un projet économique et social dont l’objectif est le progrès.

En France et en Europe, les conséquences négatives de la déréglementation et des privatisations, imposées à coup de directives par l’Europe libérale, sont déjà perceptibles.

Hausse des prix, dégradation du service public, sous-investissement, baisse des budgets de recherche, dépendance qui s’aggrave, coïncident avec les suppressions d’emplois, leur précarisation et l’affaiblissement des garanties sociales.

Ce fiasco a lieu au moment même où les entreprises du secteur de l’énergie affichent d’excellents résultats.

Les actionnaires s’enrichissent sur le dos de la grande masse des citoyens européens.

Il est urgent de changer de braquet.

La bataille pour un pôle public recouvre cinq dimensions indissociables :

1 La première est la nécessité de consolider un secteur public important car, dans un domaine aussi essentiel que l’énergie, la nation ne peut pas se priver d’instruments d’intervention directe.
Réglementer ne suffit pas si la puissance publique ne conserve pas un savoir-faire propre et une capacité d’action effective.

2La seconde est l’exigence de discipliner et de responsabiliser les entreprises privées vis-à-vis d’objectifs d’intérêt général en les plaçant sous le contrôle démocratique de la nation.

3Il est également urgent d’assurer un financement satisfaisant des besoins économiques et sociaux collectifs dans le contexte créé par un État appauvri par une politique de moins disant fiscal, enclin à brader « les bijoux de famille » par la privatisation.

Les marchés ne se substitueront pas aux budgets publics déficients pour couvrir les besoins de financement du secteur public.
Il convient donc de bâtir un pôle public financier capable d’orienter l’épargne populaire et des ressources bancaires suffisantes vers des investissements utiles.

4Introduire la question de la place des intérêts publics et collectifs dans le débat européen constitue la quatrième dimension de notre bataille.


5Enfin, la question de la démocratie et de la réappropriation citoyenne de l’ensemble de ces enjeux est incontournable.

À l’orée du troisième millénaire, il s’agit d’inventer un système permettant aux citoyens et aux salariés du secteur de gagner de nouveaux droits d’intervention permettant d’orienter les stratégies industrielles des grands groupes, publics et privés, dans le sens de l’intérêt général.

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