
Plus que jamais cette journée doit être le rassemblement de tous les salariés dans leur diversité, en France, en Europe et dans le monde. Portons ensemble les revendications à l’atelier, à l’entreprise, dans chaque pays.
Ne nous laissons pas endormir par ceux qui veulent " moraliser le capitalisme « et dont le seul objectif est : « que les affaires reprennent comme avant ".
Ne nous laissons pas faire par ceux qui tentent d’expliquer l’inexplicable et qui ont que pour seule réponse la criminalisation de l’activité syndicale.Car cette crise, avec ses conséquences terribles pour les travailleurs et pour l’économie à l’échelle planétaire, n’est pas seulement une crise de la finance. Elle est la manifestation d’une crise systémique qui se trouve dans les fondements même du capitalisme (dérégulation totale du marché, mise en concurrence des travailleurs, profits à court termes, etc…) et dont les conséquences sont la compression des salaires, la récession sociale et des pressions sans précédent sur les activités productives.
En sortir nécessite de rompre avec les politiques anti--salariales, anti-sociales, et particulièrement de desserrer l’étau de la finance sur les activités productives qui produisent les richesses. La crise actuelle met en exergue le besoin d’une nouvelle stratégie de développement social, économique et environnemental. Redonner par les salaires la capacité de répondre aux besoins sociaux dans le respect de l’environnement est indispensable comme le sont de profondes transformations économiques et sociales.
Ce sont les enjeux et les défis du 7 octobre prochain que porteront les organisations syndicales de la planète.
Les travailleurs du monde au singulier, au pluriel et dans l’unité, qui aspirent à d’autres liens sociaux que les indices boursiers doivent s’en saisir.