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Dossier du mois - Energies Syndicales
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Dossier du mois Plus qu'une élection, des ambitions  Ils seront 170 000, en novembre prochain, à pouvoir se saisir pleinement de leur droit d'expression démocratique. Par leur vote, des milliers de salariés pourront ainsi déterminer l'orientation de leur avenir, et l'on ne parle pas, ici, que d'évolutions de carrières.

 

 

Certes, la séquence électorale n’est pas nouvelle. Les salariés de la branche IEG le savent bien, qui, déjà en 2007, étaient sollicités de part et d’autre pour accorder leur préférence à tel ou tel syndicat. Pour autant, gageons que ce 25 novembre 2010 sera marqué d’une pierre blanche, à plus d’un titre.

« Pour la première fois dans l’histoire de nos élections professionnelles, le vote des salariés va peser de tout son poids dans le rapport de forces que la CGT souhaite opposer aux directions d’entreprises. Pour la première fois, ce vote va déterminer la représentativité réelle et mesurée des syndicats et en conséquence, leur capacité à peser dans les négociations de branche et d’entreprise » explique Didier Giraud, coordinateur de la branche IEG à la FNME-CGT. Rappelons qu’une nouvelle loi est passée par-là. Entrée en vigueur en 2008, elle définit, enfin, les critères de la représentativité syndicale et ce faisant, la rend légitime, mesurable, donc non contestable.
Voilà une avancée démocratique sacrée à l’heure où la casse sociale à la sauce libérale bat son plein. Il s’agit donc, non seulement de célébrer cet acquis démocratique à l’occasion des élections, mais aussi de le traduire dans le concret, pour, osons le mot, gagner du progrès social. Tel est le but poursuivi par la CGT qui compte bien faire de ces élections un marqueur historique de l’activité syndicale du XXe siècle.

 

Une arme de construction collective

Ces élections constituent donc un tournant. Pour les salariés avant tout : désabusés par la puissance du rouleau compresseur de la libéralisation du marché de l’énergie, une large part d’entre eux n’osait plus croire à la possibilité de mener des conquêtes. Au mieux, de sauver les meubles. Inutile de s’abstenir le 25 novembre prochain, cette fois-ci, le résultat du vote sera bien plus qu’un symbolique gage de sympathie à l’égard de tel ou tel autre syndicat, bien plus qu’un message de défiance adressé, tel un pied de nez, aux directions, au Medef comme au gouvernement.
Ce scrutin du 25 novembre est une arme de construction collective que les salariés vont remettre aux mains de leurs représentants pour les trois années à venir.

 

De nombreux enjeux

Pour les syndicats, et tout particulièrement, pour la CGT qui est historiquement la première organisation de la branche, les enjeux sont nombreux et tous, de la plus haute importance. «Nous devons non seulement conforter notre position majoritaire par rapport aux autres syndicats, mais nous devons impérativement nous imposer avec un score de plus de 50 % des voix exprimées, dans toutes les entreprises» fait valoir Didier Giraud. C’est en effet ce seuil de représentativité qui va déterminer, presque arithmétiquement, le poids de la CGT dans les entreprises et dans la branche, c’est-à-dire, sa capacité à peser dans les négociations.

 


 

Obtenir la caution du syndicat majoritaire

Pour qu’un accord s’applique aux salariés, qu’il puisse être étendu à l’ensemble des entreprises de la branche, il devra désormais obtenir la caution du syndicat majoritaire. L’opportunité est de taille, les risques de passer à côté, élevés. Car s’il est acquis que l’élection n’est pas une finalité en soi, il n’en demeurera pas moins nécessaire de convaincre les salariés que cette édition 2010 peut constituer un nouveau point de départ, une nouvelle base d’appui pour non seulement porter leurs revendications, mais aussi pour les réaliser.

 

Battre campagne, de la main à la main

C’est dans cette perspective que la FNME-CGT s’investit dans une campagne d’envergure inédite qui doit impliquer toutes les forces militantes des cent quarante entités de la branche IEG. « Tout le projet de la CGT dans cette élection, c’est de doter nos syndicats d’une campagne revendicative à déployer en contact rapproché et prolongé avec les salariés » explique Didier Giraud. Mot d’ordre lancé aux militants : ne négliger aucune catégorie de salariés ! « Renforcer la proximité est un de nos objectifs de congrès et cette campagne sera la bonne occasion de promouvoir cette démarche en allant là où nous n’avons pas l’habitude d’aller, par exemple dans le tertiaire et dans le commerce » précise-t-il.

 

Une batterie de moyens

Au soutien de cette ambition, la FNME-CGT a mis au point une batterie de moyens, à déployer dès à présent et jusqu’au jour des élections dans chacune des entreprises de la branche. Conformément aux attentes exprimées par les salariés par voie de sondage, l’axe revendicatif de la campagne porte sur le thème : « Salaires et pouvoir d’achat ».
Trois temps forts vont en rythmer le déploiement :
• information sur les enjeux de ces élections qui s’articule avec la diffusion d’un livret décortiquant le rôle et le fonctionnement des IRP et avec le magazine des élections ;
• présentation du bilan des trois dernières années, y compris dans les entreprises de la sous-traitance ;
• présentation des objectifs de lutte, entreprise par entreprise.

Le tout devant convaincre les salariés qu’il s’agit moins de faire gagner la CGT mais plutôt de se doter des moyens de gagner avec la CGT. 

 

Nathalie Carmeni

 

 

 

 
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