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Le nucléaire doit demeurer public
Communiqué du 25 février 2010
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Le Journal « Les Echos » du Mercredi 24 Février fait état de la lettre envoyée par le Président de GDF-Suez à Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde pour revendiquer la construction d’un réacteur nucléaire dans la vallée du Rhône.

La CGT s’est maintes fois exprimée sur sa conception de la filière nucléaire française.
 
Nous partons des constats suivants :
 
1° La filière Nucléaire a été mise à mal par 15 ans de moratoire et il faut la consolider et la renforcer en termes de compétences et de tissu industriel
 
2° La France doit valoriser ses atouts afin de prendre toute sa place dans la relance mondiale du Nucléaire. Elle a la chance de posséder des compétences acquises au travers de la construction et de l’exploitation du premier Parc Nucléaire au monde. Ce n’est pas le moment de dilapider cet outil industriel.
 
Il ne faut pas disperser les compétences existantes, ni autoriser une concurrence destructrice entre entreprises, en particulier sur des compétences qu’elles n’ont pas.
La filière Nucléaire française doit s’articuler autour des entreprises EDF et AREVA pour les réacteurs à eau pressurisée, chacune jouant son rôle, et du CEA pour la conception des nouveaux réacteurs d’autres filières (génération IV). AREVA a des compétences uniques sur le cycle du combustible et sur la fabrication du réacteur nucléaire, ALSTOM sur le groupe turbo alternateur et enfin EDF en tant qu’architecte industriel, constructeur et exploitant de la Centrale.
 
Rappelons que l’exploitant de la Centrale est celui qui est responsable de la sûreté. Son caractère public est le socle de l’acceptabilité du Nucléaire civil dans notre pays.
L’introduction de la concurrence en France dans cette filière serait contre productif voire dangereux. De surcroît, l’argumentation avancée par le PDG de GDF/Suez n’est pas convaincante. Construire un réacteur Atméa ne permettrait pas de bénéficier de l’effet de série sur le Parc Nucléaire français, générateur d’efficacité industrielle et de baisse des coûts. En outre, ce réacteur, d’un modèle nouveau, ne pourrait pas être mis en service d’ici 2020 dans le meilleur des cas, plus probablement vers 2025, bien trop tard pour les futurs carnets de commande qui seront déjà remplis avec les réacteurs existants aujourd’hui sur le marché.
 
L’Etat doit maîtriser la filière car c’est la condition pour maîtriser les coûts, et permettre des tarifs les plus bas possibles pour les usagers. L’acceptabilité de la filière par l’opinion publique est largement liée à sa maîtrise publique. C’est un point essentiel pour la CGT.
 
La France ne peut pas se payer le luxe d’une concurrence destructrice.
 
La proposition de Pôle public de l’Energie, portée par la CGT, prend ici tout son sens. Elle permettrait de fédérer les entreprises du secteur y compris tous les sous-traitants, dans une organisation souple à même de mettre en cohérence les compétences (en partant de la recherche jusqu’à la commercialisation en passant par la production et la construction) et d’utiliser au mieux nos ressources humaines et matérielles. Tout ceci passant par une réappropriation publique du secteur.
 
La France ne peut pas rompre avec le choix historique de la maîtrise par l’entreprise publique de la construction et de l’exploitation des Centrales Nucléaires. C’est fondamental pour la CGT.
 
COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU 25 FÉVRIER 2010
 

 
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