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Filière Nucléaire
Communiqué du 03 février 2010
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LES CONTRATS COMMERCIAUX EDF/AREVA Bisbille entre Henry PROGLIO et Anne LAUVERGEON


Si les mésententes sur les contrats commerciaux sont récurrentes et pouvaient faire sourire dans le passé, aujourd’hui la donne énergétique a changé et de légitimes questions doivent être posées au regard de ces comportements.

 
La déréglementation de l’offre énergétique, la mondialisation de l’offre industrielle, la multiplication d’acteurs potentiels, conduisent nos protagonistes à s’affronter sur des choix financiers qui induisent :
 
  • Des résultats toujours plus importants afin de satisfaire l’actionnaire, même si celui-ci est l’Etat.
  • Une note d’entreprise la plus haute possible afin de bénéficier de prêts avantageux.
  • Des gains de parts de marché pour satisfaire les appétits capitalistiques.
 
Nous sommes loin des grands principes que sont l’intérêt général, l’accès à l’énergie pour tous, l’indépendance énergétique. Mais tout aussi grave, c’est le devenir d’une filière nucléaire à cycle fermé (recyclage de la matière) qui a fait ses preuves et que bon nombre de pays nous envient.
 
La « bataille des contrats » met en relief des choix qui interpellent.
On peut raisonnablement penser que la « bataille entre producteurs potentiels d’électricité nucléaire » a une influence sur cette phase de la filière, puisque certains considèrent le traitement/recyclage comme un centre de coût.
 
La CGT estime que l’industrie du cycle du combustible est menacée et que par là même, l’indépendance nationale concernant l’approvisionnement matière pour la fabrication des combustibles, tant rappelée par nos décideurs, est remise en cause.
 
Qu’on en juge, si l’arrêt d’Eurodif (George Besse 1) est programmé en 2012, la France, à cette date, disposera avec la SET (George Besse 2) d’une capacité d’enrichissement 3 fois inférieure à ce qui existait auparavant. Le projet GB 2 (unité nord Pierrelatte, mise en service envisagée aux alentours de 2018) ne comblera que le quart du déficit, même si on peut y envisager une cascade qui n’existe pas en France aujourd’hui pour traiter de l’uranium de retraitement.   
 
AREVA et EDF font enrichir à ce jour, d’une manière significative, leur uranium en Russie, peut être dans d’autres pays demain.
 
Cela pose indéniablement le devenir de la conversion de l’uranium en France, sur les sites de Malvézy et de Pierrelatte même si le projet de développement de Comurhex 2 pourrait rassurer.
 
Cela pose aussi la question de la sécurité d’approvisionnement de la France en combustible nucléaire, ce qui est un élément essentiel de l’intérêt de la filière.
 
Sur le registre « aval du cycle », la CGT s’interroge sur les intentions d’EDF et du gouvernement concernant la poursuite d’une réelle politique de traitement/recyclage des combustibles usés, indispensables pour une valorisation de cette matière, indispensable pour une réduction des volumes de déchets, indispensable pour la non prolifération.
 
L’avenir, avec les réacteurs de 4ème génération, qui demandent à conserver un type de matière, ne peut être un frein pour le cycle fermé actuel, mais il faudra prendre le moment venu les orientations stratégiques nécessaires. En effet, l’échelle de temps pour le développement de ces réacteurs, 2040 ou 2050, laisse aux décideurs suffisamment de temps pour valider une stratégie en la matière.
 
La CGT est opposée à tout « stockage à sec du combustibles usés» car il ne répond pas aux exigences de sûreté/sécurité, d’environnement et de développement durable.
 
La CGT demande des garanties pour une filière combustible homogène en adéquation avec les besoins.
Cela passe par :
 
  • Une industrie de fabrication du combustible suffisamment dimensionnée pour assurer une réelle indépendance nationale.
  • Une capacité de conversion, d’enrichissement et de traitement/recyclage de l’uranium suffisante au regard des besoins, des enjeux stratégiques et économiques, en faisant jouer à La Hague le rôle qu’il devrait tenir, c'est-à-dire revenir à un traitement de 1250 tonnes afin d’exploiter au mieux l’usine et assurer à l’usine MELOX (Marcoule) une capacité de production accrue, passage de 120 à 190 tonnes de combustible « mox » afin de valoriser au mieux le recyclage, associé à une augmentation du mox dans les réacteurs actuels.
  • Des garanties collectives de haut niveau pour tous les salariés prenant en compte toutes les pénibilités.     
 
La CGT rappelle ses principes, un Pôle public de la filière Nucléaire, de la production d’électricité aux déchets en passant par l’industrie. Le Nucléaire n’est pas une industrie banale, elle demande une rigueur considérable et un contrôle permanent. L’expérience montre que la mise en concurrence ne joue pas en faveur d’une sûreté/sécurité de haut niveau et pour une cohérence dans la connaissance et le retour d’expérience. 

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