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Nucléaire : réorganiser la filière pour une véritable politique industrielle
Communiqué du 19 janvier 2010
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Le feuilleton Abou Dhabi, et les déclarations dans la presse qui ont suives, ont remis la filière nucléaire civile française sous les feux des projecteurs. Pour certains, se rejetant mutuellement la responsabilité de ce qui est qualifié d’échec, il y aurait urgence à réorganiser la filière nucléaire, Déjà Areva a engagé des négociations avec Alstom-Schneider pour la vente de sa filiale T&D.

La mission confiée par le gouvernement à François ROUSSELY pour définir l’avenir de la filière nucléaire intéresse 120 000 salariés en France. Celui-ci avait dirigé EDF lors de l’ouverture du marché de l’électricité et de la transformation de l’entreprise publique en société anonyme.

Nous pouvons donc craindre que les propositions qui sortiront n’aillent pas dans le sens de conforter la filière industrielle. Il n’est qu’à voir la vente d’Areva T&D et le simulacre de  véritable dialogue lors des Etats Généraux de l’Industrie qui n’accoucheront vraisemblablement que de propositions patronales pour s’accaparer les ressources dégagées par le grand emprunt.

 Réorganiser la filière nucléaire nécessite d’avoir une véritable vision industrielle et implique que l’Etat joue tout son rôle dans un secteur si essentiel, y compris du point de vue financier.

 La CGT ne permettra pas que des choix démagogiques, ou répondant aux seuls intérêts de quelques uns, soient faits au détriment de l’avenir de la filière, des entreprises, de l’indépendance énergétique, des salariés du secteur et des citoyens.

 Avoir une filière industrielle efficace nécessite de : 

  • mettre en cohérence les acteurs majeurs (avec EDF et AREVA en premier lieu),
  • regréer les compétences humaines (ingénierie, recherche, formation)
  • investir pour  atteindre les niveaux de maîtrise nécessaires des évolutions technologiques (contrôle-commande),
  • reconstituer le tissu industriel mis à mal par 15 ans de moratoire notamment

-       dans le secteur de la sidérurgie : en allant au-delà des timides et tardifs investissements réalisés en Saône-et-Loire, tant à la forge que dans la fabrication des gros équipements.

-       dans le génie civil.

 La CGT a évalué à 10 000 le nombre d’emplois à créer dans toute la filière industrielle du nucléaire pour reconquérir des capacités et des compétences nécessaires aux programmes.

 La filière nucléaire a permis par les choix passés de fournir une électricité de qualité à bas coût aux usagers et à l’industrie. Il est tout à fait  normal que les bénéfices des investissements passés leurs profitent.

 L’Etat doit pouvoir continuer de maîtriser la filière, pour garantir transparence, démocratie, cohérence, et sureté. De  surcroît, son acceptabilité est en partie due à sa maîtrise publique et c’est un point essentiel pour la CGT. Il est donc impératif aujourd’hui d’écarter l’idée de tout mécano industriel et de mettre en place d’urgence un pôle public de l’énergie dans lequel seraient placées toutes les entreprises intervenant dans le domaine.

 Nous ne pouvons plus nous payer le luxe de la concurrence destructrice dictée par les appétits financiers. Il est grand temps de mettre un terme au dépeçage des entreprises et aux réorganisations stériles. La CGT a proposé en particulier à maintes reprises de constituer un GIE pour que les entreprises de la filière puissent avoir un projet cohérent notamment pour l’exportation.

 

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