

Ce nouveau temps fort unitaire, du 16 avril, marque incontestablement la volonté des salariés à s’appuyer sur la plateforme revendicative unitaire pour gagner sur : salaires, rémunérations, emplois et arrêt des externalisations.
Les directions se demandent s’il s’agit d’un emballement conjoncturel ou d’un changement de fond du corps social. Elles démontrent ainsi leur refus de reconnaître ce qui bouge en profondeur.
Ce mouvement est caractérisé par un fort engagement des jeunes dans l’action et par un encadrement qui subit une pression inacceptable des directions, pour ne pas laisser développer les initiatives.
Ce qui est en cours, n’est pas une opposition conjoncturelle à un projet patronal mais l’aspiration profonde, de l’ouvrier au cadre supérieur, de construire des alternatives sociales qui mettent les salariés au cœur du processus.
C’est en s’appuyant sur l’engagement des différents acteurs, que les organisations syndicales proposent une reconduction de l’action par deux temps forts : les mardi 21 et jeudi 23 avril (voir communiqué interfédéral du 16 avril).
Dans ce cadre, la CGT invite à multiplier les rencontres avec l’ensemble des salariés pour élargir, encore mieux, l’ancrage de cette alternative sociale que représente la plateforme unitaire.
Face à la tentative de certains médias de prendre en otage l’opinion publique en ne parlant que des coupures d’électricité et de gaz, la fédération propose de démultiplier les actions sur le réseau dont personne ne parle :
La CGT revendique l’ensemble des interventions sur le réseau décidées en assemblées générales et mises en œuvre dans les règles de sécurité. Par contre, elle condamne toutes coupures sauvages et en particulier, la coupure du dialogue social.
La fédération engage toute sa responsabilité dans les formes durables d’expression du rapport de force qui coûtent aux employeurs et pas aux salariés.
Les salariés ont les moyens de s’exprimer dans les échéances à venir : le 21 avril pour peser dans toutes les entreprises, le 23 pour gagner l’augmentation des salaires et pensions dans la branche, le 30 à Valence pour les libertés syndicales des salariés, et le 1er mai, pour marquer une étape interprofessionnelle d’alternatives sociales.
Pour pousser plus loin ces possibilités, la fédération invite les salariés à se syndiquer massivement à la CGT.
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