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Pour réussir l'EPR : il faut relâcher la pression
Communiqué du 04 novembre 2009
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La presse fait état, depuis hier, des demandes des autorités de sûreté concernant l’EPR en particulier vis-à-vis du contrôle commande.

 

La FNME-CGT s’est toujours exprimée sur le besoin de transparence et de démocratie dans une filière industrielle qui impacte si fortement les entreprises et les usagers.

 

Depuis plusieurs mois déjà, nous nous inquiétons des conditions de travail qui touchent tous les salariés qui œuvrent aujourd’hui à la réalisation de l’EPR, que ce soit ceux de l’ingénierie ou ceux du chantier de Flamanville3. Ce n’est pas en pressurant de la sorte le personnel avec des journées de travail sans fin et en faisant travailler des équipes 7 jours sur 7 et 24 h/24 que l’on obtiendra de bons résultats.

 

Pour un prototype comme l’EPR, il faut absolument prendre le temps nécessaire pour construire le réacteur dans la sérénité et sans précipitation, afin d’obtenir les meilleurs résultats possibles en termes de sécurité, sûreté et disponibilité future, y compris en adaptant les budgets pour la réussite du projet, ce qui est le cas pour toute tête de série.

 

Il est temps de dégager des équipes d’ingénierie pour faire un point sérieux et précis de la situation.

 

Leur travail serait d’envisager sérieusement, et sans a priori, toutes les actions nécessaires, afin que, au-delà du prototype Flamanville3, nous puissions disposer de réacteurs nucléaires efficaces du point de vue technique et économique, que ce soit pour le renouvellement du parc français ou pour des projets à l’exportation.

 

Nous ne pouvons plus nous payer le luxe de la concurrence stupide existant entre AREVA et EDF qui, au lieu de coordonner les compétences françaises, les oppose. C’est une vision financière à très court terme qui alimente cette guerre fratricide et stérile, et qui est en train de déstabiliser toute la filière.

 

Nous avons besoin aujourd’hui, comme nous l’avons dit à plusieurs reprises, de recréer une véritable filière industrielle nucléaire en France. Cela passe par la mise en cohérence des acteurs majeurs (EDF et AREVA en premier lieu), par le re-gréement des compétences et par la reconstitution du tissu industriel mis à mal par 15 ans de moratoire. La CGT a évalué à 10 000 le nombre d’emplois à créer dans toute la filière industrielle du nucléaire (recherche, ingénierie, fabrication du matériel, construction, montages sur site, exploitation, maintenance).

 

Tout autre politique serait suicidaire, alors que la France dispose de compétences certaines dans une technologie qui permet aujourd’hui de fournir de l’électricité sans dégager de gaz à effet de serre.

 

La FNME-CGT va poser ses questions et ses exigences par la voix de ses administrateurs au conseil d’administration de demain.

 

 

Interlocuteur :          

Marie-Claire CAILLETAUD : 06 17 48 44 79

 

Contact Presse :

Maurice MARION : 06 72 75 20 96

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