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SECHERESSE : NON A L'OUVERTURE A LA CONCURRENCE DES CONCESSIONS HYDRAULIQUES
Communiqué du 15 juin 2011
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L'eau est une ressource vitale pour notre pays, son activité, son économie. Elle doit être exclue du secteur marchand. Son exploitation pour produire de l'électricité doit impérativement faire partie du pôle public de l'énergie.

 

 
La France connaît un épisode de sécheresse dont le spectre pourrait s’avérer encore plus critique que celui de 1976.
 
A ce jour 60 départements sont concernés par des arrêtés préfectoraux imposant des restrictions de l’usage de l’eau.
 
La sécheresse que nous connaissons actuellement se traduit par de lourdes conséquences sur l’activité agricole, l’élevage, le maraîchage avec des répercutions sur l’emploi des salariés permanents et saisonniers de ces secteurs. Les salariés des autres secteurs ne sont pas épargnés, s’ils ne sont pas ou peu touchés dans leur activité professionnelle au quotidien, ils sont confrontés directement à l’envolée des prix des produits de consommation à l’étal. Ce phénomène de régulation par les prix pèse plus largement sur l’ensemble du « panier de la ménagère » du fait de l’augmentation des prix des céréales. Au niveau national comme au niveau mondial, ce sont encore les plus faibles qui devront payer la note, mais certains sauront tirer profit de cette situation.
 
L’eau c’est aussi l’Energie, qu’elle soit d’origine nucléaire, thermique ou hydraulique, la sécheresse menace la continuité de fourniture et nécessitera l’arrêt de certaines installations durant l’été. A l’exemple des fruits et des légumes, la libéralisation du marché de l’électricité devra se réguler par le prix. On comprend mieux l’appétit des tenants du libéralisme à pouvoir bénéficier, au travers de la loi NOME, de 25 % de la production des centrales nucléaires à un prix fixe, afin de profiter de cette opportunité pour dégager des profits considérables sur le dos du citoyen et de l’activité
économique.
 
Côté production hydroélectrique, la mise en concurrence des concessions offre également la possibilité à des opérateurs privés de spéculer sur l’énergie de pointe, de dégager des marges considérables entre le prix de production et le prix marché, cela au détriment, encore, des usagers domestiques. La décision du gouvernement de continuer ou pas la procédure de mise en concurrence des concessions hydrauliques aura également des conséquences quant à la gestion des réserves d’eau contenues dans les barrages.
 
La loi de 1992 affirme l’Eau comme patrimoine commun de la Nation, l’actualité nous alerte une fois de plus sur l’impérieuse nécessité d’une maîtrise publique de sa gestion. Crues, inondations, sécheresses, réserves, pollutions… qu’il s’agisse de sa qualité et de sa quantité, l’eau est une ressource vitale pour notre pays, pour son activité, pour son économie, elle doit faire l’objet d’un plan global sous la responsabilité de l’Etat, elle doit être exclue du secteur marchand. Son exploitation pour produire de l’électricité doit impérativement faire partie du pôle public de l’énergie.
 
Repères :
La situation géographique de notre pays en zone de climat tempéré, bénéficiant d’une pluviométrie suffisante devrait nous permettre de traverser ces sécheresses locales ou saisonnières dans de meilleures conditions que certains états européens qui connaissent des difficultés d’approvisionnement, la baisse du niveau des nappes phréatiques, le tarissement des fleuves.
L’eau répond à un cycle dont les volumes sont constants et en perpétuel mouvement (évaporation, pluies, neige, nappes, océans…). Ce cycle connaît en outre des variations saisonnières qui ne correspondent pas nécessairement à notre demande saisonnière. Le volume annuel des eaux renouvelables en France métropolitaine (= pluies-évaporation) est de 200 milliards de M3.
Au-delà des variations des précipitations, il est un constat que l’activité humaine est de plus en plus consommatrice d’eau afin de répondre à ses besoins. La surface agricole irriguée a été multipliée par 3 entre 1970 et 2000, cette dernière devant doubler à l’horizon 2020.
 
 
Contact :
 Robert GERENTON : 06 07 40 78 95
 
Contacts Presse :
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