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Loi NOME : ARENH, à qui profite le hold-up ?
Communiqué du 05 mai 2011
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Désigner le tarif de l'ARENH comme la seule et unique cause des hausses à venir est un mensonge par omission. La volonté inavouée des opérateurs et du gouvernement est d'homogénéiser les tarifs...par le haut afin d'engranger des profits qui seront redistribués aux actionnaires au détriment de l'intérêt général.

 

En avril dernier, le gouvernement a fixé le prix de l’ARENH, soit l’Accès Régulé à l’Electricité Nucléaire Historique : à partir du 1er juillet prochain, EDF devra en effet vendre un quart de sa production électrique d’origine nucléaire à ses concurrents.
 
Un hold-up que la FNME-CGT a clairement dénoncé, tout autant que le cadre législatif dans lequel il s’inscrit, à savoir la loi NOME, votée en novembre 2010. Le but de ce dispositif, initié par le gouvernement sur injonction de Bruxelles, est d’ouvrir à une concurrence « libre et non faussée » le secteur électrique français. Soit ni plus ou moins entériner le partage du gâteau de l’électricité aux appétits capitalistiques des opérateurs qui manifestaient bruyamment leur empressement…mais s’inquiétaient tout autant du prix futur de cet ARENH auquel ils allaient avoir accès.
 
La décision gouvernementale a finalement fixé à 40 euros le prix du mégawatheure cédé par EDF, jusqu’en janvier 2012, prix qui ensuite s’élèvera à 42 euros. D’aucuns dénoncent depuis ce « cadeau » fait à EDF, qui « va pénaliser les clients qui subiront des hausses».
 
Pour la FNME-CGT, désigner le tarif de l’ARENH comme la seule et unique cause des hausses à venir est un mensonge par omission : car c’est bel et bien le dispositif de mise en concurrence qui entraînera des hausses, comme on l’a déjà constaté partout ailleurs dans le monde. La volonté inavouée des opérateurs - et du gouvernement - est bien d’homogénéiser les tarifs… par le haut ! Afin d’engranger des profits qui ne sont certes pas destinés aux usagers, mais seront redistribués aux actionnaires au détriment des investissements, de la sureté, de la sécurité. En un mot, de l’intérêt général.
 
Quel que soit le montant de l’ARENH, la promulgation de la loi NOME et la fin annoncée des tarifs réglementés signent la déstructuration globale du secteur électrique français. Pourtant, la question des tarifs de l’énergie est toujours une préoccupation pour nombre de foyers.
 
Il est donc nécessaire de permettre à tous un droit à l’énergie dans notre pays : des tarifs excessifs ou modulés mettraient à mal le service public et viendraient organiser le rationnement en fonction des ressources.
 
Contacts Presse :
Marie-Claire CAILLETAUD : 06 17 48 44 79
Laurent LANGLARD : 06 70 30 82 96
 

 

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