Cette phrase du prélat écrivain s’applique pleinement à nos dirigeants actuels, président de la république en tête.
Plus personne ne conteste la crise actuelle. Mais patronat et gouvernants veulent en masquer les causes réelles. La crise ne serait que financière. A partir de là, il suffirait d’éviter les dérives. Sauf que la crise est fondamentale, structurelle. Elle concerne le capitalisme lui-même. Sur le fond, c’est bien la question d’une alternative à cette société qui est posée.
L’histoire nous enseigne sur quoi a débouché la crise de 1929. Certes, le contexte est différent mais comme l’écrivait Antonio Gramsci « le vieux monde se meurt, le nouveau se fait attendre et dans ce clair-obscur surgissent les monstres ».
Le syndicalisme est interpellé par la situation actuelle. En tant que première organisation, confortée par les dernières élections prud’homales, la CGT a un rôle particulier à jouer.
La question de la place du travail comme élément central de la création de richesses donc de l’évolution de la société est posée.
La Gauche dans son ensemble et sa diversité, le syndicalisme doivent se saisir de la crise actuelle pour refonder leur ancrage au monde du travail.
Il est ainsi des nationalisations qui redeviennent à la mode. Mais pour quoi faire ? Moraliser le capitalisme, mieux le réguler ?
La question de fond n’est-elle pas plutôt de poser la question de nouvelles nationalisations à partir des concepts de propriété et de démocratie sociale ?
L’histoire des nationalisations dans le secteur de l’énergie, leur évolution, le coup de boutoir qu’elles ont subi, leur démantèlement dans la dernière période constituent un formidable appel à la créativité.
Savoir d’où on vient permet de comprendre le présent et d’éclairer l’avenir.
C’est à cette ambition que nous nous attelons avec nos Cahiers.
* Bossuet