
La Gouvernance des entreprises et l’énergie au cœur des débats
La création de la filiale RTE, résultat des transpositions de directives européennes, s’est accompagnée d’un nouveau mode de gouvernance du réseau français tout en voyant se transformer le paysage électrique national.
Conséquences directes visibles pour les salariés
Création en doublon de services tertiaires propres à RTE mais aussi d’emplois servant le fameux fonctionnement du marché. Dans le même temps, on a constaté une réduction continue des moyens pour réaliser nos missions de service public.
Ce sont bien, par l’intermédiaire du cadre légal, les contraintes tarifaires de la CRE ainsi que les demandes des actionnaires devant le conseil de surveillance qui imposent à RTE une gestion proche de celle d’une société anonyme ordinaire.
Ainsi, si beaucoup de salariés ont du mal à situer l’action du conseil de surveillance, c’est pourtant bien celui-ci qui, au travers du contrôle de la gestion exercée par le directoire, s’assure de serrer la bride, gênant ainsi le développement d’une politique plus adaptée à nos missions d’entretien et d’exploitation du réseau.
Ceci se traduit dans l’activité de chacun des salariés.
On peut citer une pression régulière des critères de gestion dans le cadre de l’exploitation, véritable garrot conduisant à des réductions continuelles et aveugles en effectifs et achats.
Mais surtout, il faut citer dans le même temps des prélèvements d’argent réguliers effectués par l’actionnaire sur l’activité de l’entreprise, véritable saignée : 250 millions par an en moyenne sur les cinq dernières années, soit l’équivalent de la totalité des frais de personnel des 4 600 agents non cadres !
Cette situation est préjudiciable aux salariés (contraintes de salaire et d’emploi), mais aussi aux usagers (ils paient le prix du transport ainsi que le développement du réseau).
Tous sont mis à contribution sans que leur avis soit pris en compte et respecté.
Un actionnaire aussi puissant et exigeant est contraire à l’intérêt général.
La composition du conseil à 50 % par des représentants d’actionnaires et la nomination de l’ancien président du directoire comme représentant des actionnaires et président du conseil ont fini par donner raisons aux injonctions de Bruxelles
Ceci augure des changements n’allant pas dans le sens attendu…
Répartition des dépenses DTE
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