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PRÉPARaTION DES 3 CONGRÈS
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49e Congrès Confédéral, 4e Congrès Fédéral et 9ème Congrès de l’UCR
Extrait du rapport de la secrétaire générale adjointe FNME, Virginie GENSEL (novembre 2008)

La FNME-CGT a décidé d'avoir une préparation unique des trois Congrès :

   - Le 49e Congrès confédéral du 7 au 11 décembre 2009 à NANTES.

   - Le 4e Congrès de notre Fédération du 22 au 25 Mars 2010 à Montpellier.

   - Le 9e Congrès de l’UCR* du 9 DU 12 au 16 avril 2010 à La Rochelle.


Quelques éléments préalables illustrant le contexte et l’angle d’attaque, qui doivent et vont nous permettre d’aborder nos congrès à venir.


Précision sur la formule « angle d’attaque » : c’est l’angle prioritaire que représente notre forme d’organisation, notre structuration notre implantation, notre influence et notre renforcement au service de notre démarche revendicative dans sa dimension interprofessionnelle.


C’est le premier cadre de réflexion préparatoire au congrès suggéré.


Le 49ème Congrès doit déboucher sur des décisions de transformation de l’organisation.
Parmi les principales analyses et orientations du 48ème Congrès, a été souligné que le renforcement, du syndicalisme, de sa présence et de son activité étaient des axes centraux pour prétendre inverser le cours des choses en faveur des salariés, être un acteur crédible dans l’évolution de la société et la confrontation des opinions qui la traversent. Il nous faut évaluer où nous en sommes.


Une étude a été réalisée par la Commission confédérale de préparation du 49ème congrès, en voici quelques points :

  • Nous ne parvenons pas jusqu’à présent, comme bien d’autres organisations syndicales à travers le monde, à enrayer la baisse de la syndicalisation Les secteurs où le taux de syndicalisation est le plus élevé sont ceux où les effectifs salariés sont en déclin, les secteurs en croissance d’emploi sont ceux où la syndicalisation est la plus faible.
  • La présence syndicale mesurée par les listes présentées aux élections professionnelles augmente. Les listes syndicales sont présentes dans 62 % des établissements organisant des élections de CE. La CGT est présente dans 35 % des cas. • L’audience de la CGT, mesurée là où elle présente des candidats, est relativement stable.
  • La répartition des emplois, le statut des salariés ont profondément changé en 25 ans :
       65 % des travailleurs sont dans des entreprises de moins de 100 salariés,
       10 % dans les plus de 500,
       17 % des salariés sont à temps partiel,
       Près de 5 millions de salariés changent de situation chaque année,
       Les jeunes entament de plus en plus souvent leur activité professionnelle en passant par les cases chômage et précarité. La grande majorité des étudiants travaille parallèlement à leurs études,
        Il y a désormais 3 millions de cadres.
  • Ajoutés aux profonds changements dans l’organisation du travail et aux processus de production, voilà des éléments qui mettent à rude épreuve notre capacité à répondre aux besoins individuels de chaque salarié et, dans le même temps, notre capacité à travailler les convergences d’intérêt.
  • La société française va continuer de voir s’accroître la proportion de retraités parmi la population. C’est aussi un défi que de parvenir à imposer le syndicalisme comme un lieu de rassemblement et d’expression collectifs pour cette catégorie.

Ce tableau sommaire appelle à l’évidence une réflexion collective, tout simplement parce que ne pas réagir serait nous condamner. L’écart se creuse entre la réalité du salariat et notre implantation syndicale alors que la CGT a des atouts spécifiques pour prétendre inverser la tendance :

  • La demande de syndicalisme demeure forte en France parmi toutes les catégories de salariés. A cet égard, la CGT est dans une situation singulière et peut prétendre être à l’origine d’une nouvelle phase de syndicalisme français si elle s’en donne les moyens. La notoriété de la CGT, son poids, sa force militante, ses objectifs sont autant d’atouts. Ce n’est pas la demande qui fait défaut, mais notre offre qui ne correspond pas. Nous recevons une quantité non négligeable de demandes d’adhésions à la CGT qui, pour beaucoup d’entre elles, ne trouvent pas leur place dans nos schémas d’organisation actuels.
  • Les modifications fondamentales concernant la représentativité syndicale et les conditions de validité des accords inscrits dans la loi faisant suite à la position commune sont des points d’appui pour notre démarche, à condition que nous sachions en tirer toutes les opportunités.
  • Plusieurs initiatives prises sur la syndicalisation, sur notre fonctionnement ou la structuration de notre activité, témoignent que des résultats positifs sont possibles.
Mais au regard de ces différents éléments, c’est bien désormais à une plus grande échelle que nous devons apporter des réponses plus adaptées dans le mode d’organisation des salariés dans la CGT.

Sinon nous allons laisser des filières professionnelles entières demeurer en friche syndicale.

La CGT a besoin de changer. Non pas pour changer d’objectifs revendicatifs, nous avons besoin de changer pour justement atteindre nos objectifs revendicatifs.


Agir et s’investir à ce qu’un plus grand nombre de salariés s’organise dans la CGT, c’est contribuer à faire évoluer le rapport de force sur les revendications dans sa propre entreprise, sa propre branche professionnelle, sur son propre territoire. En l’absence de salariés acteurs pour l’expression de leurs revendications et dans la conduite de l’intervention syndicale, notre bilan restera limité. C’est de la CGT dont dépend en grande partie l’avenir du syndicalisme confédéré dans notre pays.

Nos modes de fonctionnement, nos modes d’organisation doivent mieux correspondre au syndicalisme solidaire entre générations, solidaires entre métiers et professions, solidaire entre salariés de petites et de grandes entreprises, solidaires entre précaires et celles et ceux dont le parcours professionnel semble moins chaotique.

Tout en confirmant notre ambition d’un syndicalisme qui vise le progrès social et pas uniquement une capacité de résistance, nous devons être en mesure de dessiner une nouvelle stratégie pour l’organisation des forces actuelles et l’intégration de forces nouvelles et supplémentaires.

Quelques axes de travail :

  • Nous avons besoin de débattre de l’enjeu de la syndicalisation, à partir d’une démarche qui privilégie le syndicalisme d’adhérents.
  • Nous avons besoin de débattre de la conception de la syndicalisation à la CGT. Qui peut adhérer à la CGT ? Quel rôle du syndiqué ? Quelle relation avec les autres syndiqués de la CGT ? Quelle signification donne t-on à l’adhésion à l’organisation ?
  • Nous avons besoin de débattre de l’organisation des syndiqués dans la CGT. Celle-ci, pour l’essentiel de son architecture, est héritière de l’histoire de chacune des organisations qui la composent : syndicats, fédérations professionnelles et, dans une moindre mesure, les unions départementales. N’est-il pas opportun aujourd’hui de se réinterroger ensemble sur une vision partagée des conceptions et des outils permettant aux syndiqués d’agir ensemble, de se coordonner, du Syndicat à la Confédération, en intégrant les dimensions professionnelles et territoriales de l’activité. Réfléchir à des évolutions, c'est à la fois imaginer que ce qui existe évolue, qu'il nous faut aussi être en capacité de produire du nouveau. N'opposons pas ce qui existe à ce qu'il nous faut conquérir. Acceptons cette idée que c'est bien à partir de ce que nous avons à notre disposition que nous allons pouvoir progresser et nous implanter. Mais pas en termes d'opposition. Ni d'opposition de génération, ni d'opposition de métiers ou de secteurs d'activités. Nous devons réfléchir à nos modes d’organisation pour revenir à notre vocation première contenue dans l’article 1 des statuts de la CGT, je cite : « la Confédération Générale du Travail est ouverte à tous les salariés, femmes et hommes actifs, privés d’emploi et retraités, quels que soient leur statut social et professionnel, leur nationalité, leurs opinions politiques, philosophiques ou religieuses ».
  • Nous avons besoin de nouvelles initiatives en direction de la jeunesse. Ouvert à l’idée d’engagement collectif et au fait syndical, la CGT a une responsabilité particulière à l’égard des jeunes dès les premières années où ils côtoient le milieu de l’entreprise. C’est aussi à ce moment-là que se forge l’opinion sur l’efficacité de l’intervention syndicale.


Les chantiers en cours déclinant les axes confédéraux.


Ce sont nos orientations fédérales : nouveau statut du travail salarié, politique énergétique, déploiement et syndicalisation, et par déclinaison notre plan de travail fédéral :

  • Notre démarche sur les questions de « Territorialité »
  • Notre travail sur les notions de Vie syndicale, avec les questions de solidarités, d’organisation, de déploiement et syndicalisation, de continuité syndicale, de formation et d’information syndicale avec notamment notre presse syndicale, nos moyens de fonctionnement avec notamment, les débats autour des conventions CE/CCE
  • Notre démarche revendicative liée au déploiement sur nos axes revendicatifs : politique industrielle, questions sociales autour de questions de pouvoir d’achat, salaires, logement, conditions de travail, pénibilité, emplois et temps de travail, protection sociale. Cela en lien avec un travail de réflexions et d’appropriation des repères revendicatifs confédéraux et fédéraux.

* UCR : Unions Confédérale des Retraité(e)s CGT



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