
Cette journée d’action, décidée le 12 février dernier par la Commission Exécutive sur les libertés, est une réussite.
Les salariés fortement engagés dans l’action revendicative, depuis début avril, n’ont pas manqué ce rendez-vous. Ce sont plus de 4 500 manifestants, venus de toute la France, qui ont défilés de façon dynamique, animée et colorée dans les rues de Valence.
Il est à noter la présence de fortes délégations des entreprises publiques et privées de la région Rhône-Alpes à cette manifestation.
Une délégation d’une quarantaine de personnes a accompagné nos 6 camarades au tribunal.
Une autre délégation s’est rendue à la préfecture pour exiger le non-lieu ainsi que l’arrêt de toutes les procédures visant à criminaliser l’action syndicale.
La Direction, dans sa plaidoirie, a demandé 1 euro symbolique et 300 euros pour frais de procédure. Le Procureur de la République a, lui aussi, demandé 1 euro symbolique arguant du fait que nos six camarades n’étaient pas des délinquants. Notre avocat a souligné qu’il n’existait pas de peine collective et en conséquence a demandé la relaxe de nos camarades.
Le délibéré du jugement sera rendu le 2 juillet 2009.
Diverses initiatives se sont déroulées dans le pays aujourd’hui. Des délégations se sont rendues auprès des représentants patronaux pour à la fois soutenir nos camarades de Valence et dénoncer l’escalade de violence et de répression que vivent les salariés face aux négociations qui sont bloquées entre les employeurs et les représentants syndicaux.
A Versailles, le secrétaire général du syndicat était convoqué à un entretien préalable. Il a été séquestré par l’assemblée générale de salariés et n’a pu se rendre à l’entretien. Celui-ci n’a donc pas eu lieu.
Cette journée doit nous donner du punch pour réussir un grand 1er mai en participant massivement au nouveau temps fort unitaire de luttes revendicatives.