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Élections au CA d'EDF S.A
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Élections des représentants des salariés au conseil d’administration d’EDF S.A. du 13 au 19 mai 2009. Votez pour les candidat(e)s parrainé(e)s par la CGT.
Les positions de la CGT
Vote électronique

Seuls les agents d’EDF SA, d’ERDF, du RTE, d’Électricité de Strasbourg, de TIRU SA votent par voie électronique (Internet) pour la liste de l’organisation syndicale de leur choix.

 

Chaque liste est composée de 9 noms.

 

Réception du code d’accès au site et du code confidentiel par courrier au domicile.

 

Un «point vote» garantissant la confidentialité sera mis à disposition sur chaque site de travail.

 

Il est aussi possible de voter du domicile par Internet : Voir le site.

 
Candidat(e)s parrainé(e)s par la CGT

Maxime VILLOTA

Cadre au centre nucléaire de production
d’électricité du Tricastin

Embauché à la centrale nucléaire de Dampierre en 1981

Administrateur sortant

 

Jean-Paul RIGNAC

Ingénieur chercheur à EDF R&D Renardières

Embauché à EDF R&D en 1991 suite à un doctorat

en énergétique

Administrateur sortant

 

Christine CHABAUTY

Appui grandes entreprises senior aux agences grands comptes

Magistrat non professionnel près du Conseil des prud’hommes de Nanterre

 

Philippe MAÏSSA

Cadre au centre d’ingénierie thermique

Embauché à EDF en 1994

Expert senior en combustion et chaudière

 

Sidonie DELALANDE

Formatrice des chargés d’affaires à eRDF Lyon

Embauchée à EDF en septembre 1999

Déléguée du personnel et membre de
la Commission secondaire de l’unité
opérationnelle formation

Secrétaire de la section syndicale de
La Pérollière

 

Stéphane MAIRESSE

Ingénieur en informatique au centre national d’équipement nucléaire

Embauché en août 1994

DUT génie électrique et informatique

 

Marc ALVINERIE

Cadre à la direction technique de TIRU SA

Administrateur représentant des salariés au conseil d’administration de TIRU SA

 

Charles NIETO

Agent technique d’exploitation au groupement de postes de Balma

Embauché à EDF en 1979 comme monteur THT (lignard)

Membre du conseil de surveillance de RTE

 

Christophe JOUANNEAU

Exploitant à la centrale thermique
de Cordemais

Embauché en 1998 suite à un BTS SIRA

Secrétaire du CE

 

L’énergie n’est pas un produit comme les autres




Les ressources énergétiques fossiles sont des biens mondiaux limités : ils sont donc à partager. L’accès à l’énergie est synonyme de développement économique et social. 20 % de la population mondiale consomment 80 % de l’énergie dans le monde et 2 milliards d’êtres humains sont privés d’électricité.

 

L’accès aux ressources énergétiques est source de tensions et conflits, comme on a pu le constater en Irak et plus récemment en Ukraine.

 

Face au problème majeur des gaz à effet de serre, les pays qui, par le passé, ont massivement utilisé ces ressources, doivent aujourd’hui donner la priorité à d’autres modes de production d’énergie, plus respectueux de la planète, et doivent mettre en place de vrais plans d’économies d’énergies, qui ne passent pas par un rationnement par les prix.

 

La crise économique mondiale accuse le système financier, à tel point que le Président de la République, lui-même, appelle à une « refondation du capitalisme » !

 

La Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement estime aussi que « le dogme du “ laisser-faire le marché“, appliqué au cours des vingt dernières années, a échoué de manière spectaculaire » ajoutant « ce qu’il faut, c’est fermer le grand casino » !

 

Devant le défi du changement climatique et de la réponse aux besoins essentiels de la population, c’est encore plus vrai pour l’énergie.

 

La concurrence libre et non faussée a sinistré le secteur

 

Depuis 2000, le secteur de l’énergie a été profondément impacté par l’introduction de la concurrence. La déréglementation a engendré une complexification, un gâchis et une « désoptimisation » du secteur. Les monopoles publics ont cédé la place à des oligopoles privés. Nous assistons à une reconcentration du secteur énergétique où, bientôt, seules quelques multinationales subsisteront.

 

Des milliards d’euros ont été engloutis par des groupes qui se disputent des parts de marché, sans investir sur de nouveaux moyens de production !

 

Le marché, qui n’a qu’une vision à court terme, ne peut pas répondre aux importants investissements nécessaires pour le futur. Cela va conduire à une réelle régression dans le domaine énergétique en termes de réponse solidaire aux besoins.

 

Cela a déjà conduit à une réorientation de la politique commerciale, favorisant la vente de services, au détriment de celle répondant aux besoins en énergie.

 

Face à l’échec du marché, l’entreprise intégrée nationalisée reste la meilleure réponse : elle privilégie l’intérêt des usagers et non celui des actionnaires.

 

Créer un pôle public de l’énergie en France.

 

Face à tous ces bouleversements, la France ne peut pas se priver d’un pôle public de l’énergie, détaché des contraintes du marché et de la cupidité des actionnaires.

 

Ce pôle impliquerait les entreprises de production et de mise à disposition des énergies. Parties prenantes, ces partenaires EDF, GDF SUEZ, Areva, Alstom, Total..., formeraient un pôle public pour coopérer et ainsi mettre en œuvre la politique énergétique du pays. Cela concernerait les activités liées au charbon, pétrole, gaz et électricité, mais aussi les énergies renouvelables dont l’hydraulique, le solaire, l’éolien, la biomasse…

 

Le domaine de compétences de ces différents acteurs serait défini au sein du pôle qui se développerait avec l’appui d’entreprises publiques nationales.

 

Ce pôle aurait pour mission de :

  • sécuriser les approvisionnements en énergies
  • maintenir les tarifs pour le gaz et l’électricité en dessous de l’inflation
  • instaurer une sécurité sociale professionnelle pour tous les salariés du secteur de l’énergie (y compris les sous-traitants), tout en permettant une mobilité professionnelle à l’ensemble du champ qui assurerait sécurité de l’emploi et formation professionnelle qualifiante
  • harmoniser les garanties sociales
  • aménager le territoire sans désertifier les zones moins rentables et tout en maintenant la péréquation tarifaire
  • initier des coopérations financières et industrielles respectant les principes du développement durable
  • impulser une politique de recherche ambitieuse, optimisant les moyens de production actuels et futurs (EnR, déchets, stockage de CO2, véhicule électrique…) et les technologies à plus long terme (hydrogène, fusion…).

 

Ce pôle, tout en améliorant la transparence et la démocratisation de la prise de décision, ferait une place plus importante aux droits des salariés. Mettant fin aux baisses d’effectifs et aux non-revalorisations des rémunérations, il homogénéiserait les pratiques dans les différentes entreprises.

 

La place du personnel y serait transformée : au lieu d’être considéré comme une charge, il serait pris comme un investissement ; les institutions représentatives du personnel et les administrateurs salariés y auraient un réel pouvoir de décision quant aux orientations des entreprises.

 

La répartition des richesses y serait rééquilibrée en faveur des salaires, au détriment du capital : les gains de productivité revenant en priorité aux personnels et aux usagers.

 

Un développement international basé sur des contrats de service public

 

Le développement à l’international ne peut se faire que s’il est accepté politiquement (accord des élus) et socialement (accord des organisations syndicales locales). Cela passe par des engagements sociaux vis-à-vis du personnel et une harmonisation des garanties sociales au niveau du groupe (les accords RSE — Responsabilité Sociale des Entreprises — peuvent être des outils utiles). Il faut favoriser l’enclenchement d’un processus de coopération industrielle et d’harmonisation sociale qui se substituerait à la concurrence économique et au dumping social. Les administrateurs parrainés par la CGT avancent l’idée d’un GIE Areva/EDF/CEA, pour porter les projets nucléaires à l’échelle mondiale.

 

Au niveau européen, une agence européenne de l’énergie, analysant toutes les sources d’énergies possibles, devrait favoriser la sécurité d’approvisionnement, le groupement d’achat long terme, l’interconnexion des réseaux, non pas pour favoriser le marché mais pour permettre un fonctionnement optimal des productions nationales.

 

Les projets internationaux ne doivent en aucun cas entraver les missions d’EDF, ses activités de Transport, de Distribution comme de Production, ni se faire au prix d’une pression augmentée sur la productivité en France.

 

Les administrateurs parrainés par la CGT s’opposent à la dissociation patrimoniale des réseaux et n’accepteront pas une cession, même partielle, du capital de RTE.

 

Des avancées rendues possibles par le rapport de force

 

Les luttes des salariés, ces dernières années, n’ont pas été vaines ; elles ont permis le maintien du Statut national pour l’ensemble des salariés du secteur. Le contrat de service public constitue un verrou sur les tarifs de l’électricité, avec une augmentation limitée par l’inflation, le maintien d’une certaine forme d’intégration (au travers de filiales) entre la production et les réseaux, la liberté laissée aux collectivités locales de ne pas lancer d’appel d’offres pour la fourniture de gaz et d’électricité...

 

Les usagers sont toujours attachés à ce que le service public du gaz et de l’électricité ne soit pas l’objet de profit.

 

Gagner demande du temps et rien n’est jamais figé si l’on admet qu’il n’y a pas de fin à l’Histoire. Le sujet de l’énergie dépasse souvent largement le cadre d’une entreprise ou d’un secteur, mais concerne souvent toute la Nation.

 

La conception qu’a la CGT de l’énergie, aussi bien en France, en Europe que dans le monde, va dans le sens d’une énergie suffisante, de qualité, respectueuse de l’environnement, et accessible à tous, à un coût aussi bas que possible.

 

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